Carcinome basocellulaire : dépistage, dermoscopie, biopsie et exérèse à Paris 17

Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent. Bien qu’il évolue lentement et donne très rarement des métastases, il peut détruire progressivement les tissus voisins lorsqu’il n’est pas traité.

Un diagnostic précoce par dermoscopie permet dans la majorité des cas un traitement simple, réalisé sous anesthésie locale, avec un excellent taux de guérison.

Le Dr Fabrice Catenacci, à Paris 17, réalise le dépistage, la dermoscopie, les biopsies cutanées ainsi que l’exérèse de nombreuses lésions cutanées suspectes, conformément aux recommandations actuelles.

Les points essentiels

✔ Cancer cutané le plus fréquent

✔ Évolution lente

✔ Très rarement responsable de métastases

✔ Dépistage par examen clinique et dermoscopie

✔ Biopsie lorsque cela est nécessaire

✔ Exérèse chirurgicale dans la majorité des cas

✔ Excellent pronostic lorsqu’il est traité précocement

Pourquoi consulter rapidement ?

Pourquoi ne faut-il pas attendre ?

  • une intervention souvent plus simple ;
  • une cicatrice généralement plus discrète ;
  • une chirurgie plus courte ;
  • un meilleur résultat esthétique ;
  • un risque moindre de destruction des tissus.

Qu’est-ce qu’un carcinome basocellulaire ?

Image montrant des lésions de carcinome basocellulaire sur la peau humaine.

Le carcinome basocellulaire est une tumeur maligne développée à partir des cellules basales de l’épiderme.

Il représente environ 70 à 80 % de l’ensemble des cancers cutanés et touche principalement les personnes de plus de 50 ans, bien qu’il puisse apparaître plus tôt chez les sujets fortement exposés au soleil ou présentant certains facteurs de risque.

Contrairement à d’autres cancers, le carcinome basocellulaire évolue lentement et donne exceptionnellement des métastases. Son principal risque est son extension locale : en l’absence de traitement, il peut progressivement envahir la peau, le cartilage, voire les structures profondes.

Le carcinome basocellulaire en chiffres

récidive locale possible si traitement incomplet

70 à 80 % des cancers cutanés

plus de 150 000 nouveaux cas/an en France

plus de 95 % de guérison après traitement adapté

métastases exceptionnelles (< 0,1 %)

Pourquoi apparaît-il ?

Le développement d’un carcinome basocellulaire est principalement lié aux effets cumulés des rayons ultraviolets (UV) sur la peau.

Les UV provoquent progressivement des anomalies de l’ADN des cellules cutanées. Lorsque ces altérations s’accumulent au fil des années, elles peuvent entraîner la transformation de certaines cellules en cellules cancéreuses.

Le risque augmente avec l’âge, les expositions solaires répétées, les coups de soleil, les cabines de bronzage, une peau claire et certains traitements diminuant les défenses immunitaires.

Les facteurs de risque

Le carcinome basocellulaire résulte d’une accumulation progressive des effets des rayons ultraviolets sur la peau. Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer cette tumeur.

Les principaux facteurs de risque sont :

  • les expositions solaires répétées tout au long de la vie ;
  • les coups de soleil, en particulier pendant l’enfance et l’adolescence ;
  • une peau claire (phototypes I et II), des yeux clairs ou des cheveux blonds ou roux ;
  • l’âge, le risque augmentant progressivement après 50 ans ;
  • les professions exercées en extérieur (agriculteurs, ouvriers du bâtiment, jardiniers, marins, etc.) ;
  • les loisirs en plein air sans protection solaire ;
  • l’utilisation de cabines de bronzage à UV ;
  • les traitements immunosuppresseurs et certaines maladies diminuant les défenses immunitaires ;
  • les antécédents personnels de carcinome basocellulaire ou d’autres cancers cutanés ;
  • certaines maladies génétiques rares comme le syndrome de Gorlin.

Les patients ayant déjà présenté un carcinome basocellulaire présentent un risque plus élevé d’en développer un nouveau dans les années suivantes, d’où l’importance d’un suivi régulier.

Les différentes formes de carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire peut se présenter sous plusieurs formes cliniques.

Le carcinome basocellulaire nodulaire

Il s’agit de la forme la plus fréquente.

Il apparaît comme un petit nodule translucide ou nacré, parfois parcouru de fines télangiectasies (petits vaisseaux visibles). Avec le temps, une ulcération centrale peut apparaître.

Cette forme est observée principalement sur le nez, les paupières, les oreilles et le front.

Le carcinome basocellulaire superficiel

Il se présente sous la forme d’une plaque rouge, légèrement squameuse, bien limitée, souvent située sur le tronc ou les épaules.

Cette forme est parfois confondue avec un eczéma ou un psoriasis.

Le carcinome basocellulaire pigmenté

Plus rare, il contient de la mélanine et prend une coloration brunâtre ou noire.

Il peut être confondu avec un mélanome, ce qui rend la dermoscopie particulièrement utile.

Le carcinome basocellulaire sclérodermiforme

Cette forme est plus discrète.

Elle apparaît comme une plaque blanchâtre, légèrement indurée, mal limitée.

Elle est plus infiltrante et nécessite souvent une chirurgie plus large.

Quels sont les symptômes ?

Le carcinome basocellulaire évolue généralement lentement et reste longtemps indolore.

Les signes les plus fréquents sont :

  • un petit bouton nacré qui ne disparaît pas ;
  • une plaie qui saigne puis cicatrise avant de réapparaître ;
  • une croûte persistante ;
  • une petite ulcération ;
  • une lésion qui grossit progressivement ;
  • de fins vaisseaux visibles à sa surface ;
  • parfois une pigmentation brunâtre.

Toute lésion cutanée persistante évoluant depuis plusieurs semaines doit être examinée.

Les signes dermoscopiques

Image montrant une lésion cutanée sombre avec des flèches indiquant des caractéristiques spécifiques sur la peau.

La dermoscopie permet d’améliorer considérablement le diagnostic.

Les principaux signes observés sont :

  • les télangiectasies arborisantes ;
  • les gros nodules ovoïdes bleu-gris ;
  • les globules bleu-gris ;
  • les zones en feuille d’érable ;
  • les structures en roue dentée (spoke-wheel) ;
  • les ulcérations ;
  • l’absence de réseau pigmentaire.

Ces éléments permettent souvent de distinguer un carcinome basocellulaire d’un nævus, d’une kératose séborrhéique ou d’un mélanome.

Image d'une lésion cutanée avec des contours obscurs, présentant des zones colorées variées, et des flèches indiquant des caractéristiques spécifiques.
Image médicale montrant une tache sombres sur une peau avec des rougeurs environnantes, avec une grille en arrière-plan.
Texture colorée avec des taches rouges et violettes, flèches indiquant certaines zones sur une surface abstraite.
Image présentant des textures et des motifs de peau avec des nuances de rouge et de rose, incluant une petite zone agrandie en bas à gauche.
Image microscopique montrant des structures vasculaires colorées en rouge, avec deux flèches indiquant des détails spécifiques et une bulle translucide.

Quels traitements sont proposés ?

Le traitement dépend du type de carcinome, de sa localisation, de sa taille et de son caractère primaire ou récidivant.

Les principales options sont :

  • exérèse chirurgicale (traitement de référence) ;
  • chirurgie micrographique de Mohs dans certaines situations spécialisées ;
  • curetage et électrocoagulation dans des cas sélectionnés ;
  • traitements topiques (imiquimod ou 5-fluorouracile) pour certaines formes superficielles ;
  • Cryothérapie;
  • photothérapie dynamique pour des indications spécifiques ;
  • radiothérapie lorsque la chirurgie n’est pas possible.
  • Les traitements ciblés
  • Dans les formes très avancées ou métastatiques (extrêmement rares), il existe des traitements par voie orale. Les principaux médicaments sont : Vismodegib et Sonidegib
  • L’immunothérapie.

Le choix du traitement est individualisé selon les recommandations en vigueur.

Quand réalise-t-on une biopsie ?

Une biopsie est indiquée lorsque :

  • le diagnostic est incertain ;
  • la lésion est volumineuse ;
  • plusieurs diagnostics sont possibles ;
  • le traitement doit être adapté selon le type histologique.

Le prélèvement est réalisé sous anesthésie locale puis adressé à un laboratoire d’anatomopathologie.

L’exérèse chirurgicale

L’exérèse consiste à retirer totalement la tumeur avec une marge de sécurité adaptée.

Elle est réalisée sous anesthésie locale.

Après l’intervention, la pièce opératoire est systématiquement analysée afin de confirmer le diagnostic et de vérifier que l’exérèse est complète.

Dans la majorité des cas, elle permet une guérison définitive.

Quel suivi après le traitement ?

Une surveillance régulière est recommandée.

Elle permet :

  • de vérifier la cicatrisation ;
  • de dépister une éventuelle récidive locale ;
  • de rechercher d’autres cancers cutanés.

Le rythme du suivi dépend du profil de chaque patient.

Comment prévenir un nouveau carcinome ?

La prévention repose essentiellement sur la protection solaire.

Il est conseillé :

  • d’éviter les expositions entre 11 h et 16 h ;
  • d’utiliser quotidiennement une protection solaire SPF 50+ sur les zones découvertes ;
  • de porter un chapeau et des lunettes de soleil ;
  • d’éviter les cabines UV ;
  • d’examiner régulièrement sa peau ;
  • de consulter rapidement devant toute nouvelle lésion suspecte.

Quel est le pronostic d’un carcinome basocellulaire ?

Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent et également l’un de ceux dont le pronostic est le plus favorable lorsqu’il est diagnostiqué et traité précocement.

Contrairement à la plupart des autres cancers, il évolue généralement très lentement et les métastases sont exceptionnelles. Son principal risque est son développement local : en l’absence de traitement, il peut progressivement envahir les tissus voisins, notamment la peau, le cartilage, les muscles et, dans les formes très évoluées, l’os.

Dans la majorité des cas, une exérèse chirurgicale complète permet une guérison définitive.

Les facteurs influençant le pronostic

Le pronostic dépend principalement de plusieurs éléments :

  • la taille de la lésion ;
  • sa localisation (nez, paupières, oreilles, lèvres étant des zones plus complexes) ;
  • le type histologique (certaines formes sont plus infiltrantes) ;
  • le caractère primaire ou récidivant de la tumeur ;
  • la qualité de l’exérèse chirurgicale ;
  • l’état immunitaire du patient.

Plus le diagnostic est réalisé tôt, plus le traitement est simple et plus le résultat esthétique est satisfaisant.

Existe-t-il un risque de récidive ?

Une récidive est possible, en particulier lorsque :

  • la tumeur était volumineuse ;
  • les limites étaient mal définies ;
  • la localisation est considérée comme à haut risque ;
  • l’exérèse n’a pas permis un retrait complet de la tumeur.

C’est pourquoi l’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire est indispensable afin de vérifier que les marges d’exérèse sont saines.

Peut-on développer un autre carcinome basocellulaire ?

Oui. Après un premier carcinome basocellulaire, le risque d’en développer un nouveau est plus élevé que dans la population générale. Cette augmentation du risque est principalement liée aux dommages cumulés des rayons ultraviolets sur la peau.

Un suivi dermatologique régulier, associé à une protection solaire quotidienne et à l’auto-surveillance de la peau, permet de dépister précocement toute nouvelle lésion.

Pourquoi choisir le Dr Fabrice Catenacci ?

Chaque lésion est examinée à l’œil nu puis en dermoscopie afin d’améliorer la précision diagnostique. Lorsque cela est indiqué, une biopsie ou une exérèse est réalisée directement au cabinet sous anesthésie locale. L’objectif est de proposer une prise en charge rapide, conforme aux recommandations scientifiques, tout en privilégiant le meilleur résultat esthétique possible.

Prendre rendez-vous

Vous pouvez consulter pour :

  • une lésion qui ne cicatrise pas ;
  • un bouton nacré persistant ;
  • une plaie chronique ;
  • une dermoscopie ;
  • une biopsie cutanée ;
  • un avis avant exérèse.

À découvrir également

Pour approfondir ce sujet, consultez également :

  • Dermoscopie : dépistage des cancers de la peau
  • Biopsie cutanée et exérèse des lésions de la peau
  • Cryothérapie des lésions cutanées
  • Kératoses actiniques
  • Carcinome épidermoïde cutané
  • Mélanome
  • Contrôle des grains de beauté

Questions fréquentes (FAQ)

Qu’est-ce qu’un carcinome basocellulaire ?

Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent. Il se développe à partir des cellules basales de l’épiderme et apparaît principalement sur les zones exposées au soleil. Son évolution est généralement lente et il donne exceptionnellement des métastases.


Est-ce un cancer grave ?

Dans la majorité des cas, le carcinome basocellulaire est de bon pronostic lorsqu’il est diagnostiqué et traité précocement. En revanche, sans traitement, il peut progressivement envahir les tissus voisins et entraîner des destructions locales parfois importantes.


Quels sont les premiers signes ?

Les premiers signes peuvent être discrets :

  • un petit bouton nacré ;
  • une plaie qui ne cicatrise pas ;
  • une croûte persistante ;
  • une lésion qui saigne facilement ;
  • un petit nodule translucide.

Toute lésion qui persiste plus de quelques semaines mérite un examen médical.


Où apparaît-il le plus souvent ?

Les localisations les plus fréquentes sont :

  • le nez ;
  • le front ;
  • les joues ;
  • les paupières ;
  • les oreilles ;
  • le cuir chevelu chez les personnes chauves ;
  • le cou.

Pourquoi apparaît-il ?

La principale cause est l’exposition répétée aux rayons ultraviolets (UV) naturels ou artificiels. Le risque augmente avec l’âge, les coups de soleil répétés, une peau claire et certains traitements immunosuppresseurs.


Le carcinome basocellulaire donne-t-il des métastases ?

C’est exceptionnel. Son principal risque est son extension locale. Sans traitement, il peut progressivement détruire la peau, le cartilage ou d’autres structures voisines.


La dermoscopie est-elle utile ?

Oui. La dermoscopie améliore considérablement la précision du diagnostic en permettant d’observer des structures invisibles à l’œil nu. Elle aide également à distinguer un carcinome basocellulaire d’autres lésions cutanées.


Une biopsie est-elle toujours nécessaire ?

Non. Lorsque l’aspect clinique et dermoscopique est typique, une biopsie n’est pas systématiquement réalisée. En revanche, elle est indiquée lorsque le diagnostic est incertain ou lorsqu’elle permet de choisir le traitement le plus adapté.


Comment se déroule une biopsie ?

La biopsie est réalisée sous anesthésie locale. Un petit fragment de peau est prélevé puis envoyé à un laboratoire d’anatomopathologie afin de confirmer le diagnostic.


Quel est le traitement de référence ?

L’exérèse chirurgicale est le traitement de référence dans la majorité des cas. Elle consiste à retirer complètement la tumeur avec une marge de sécurité adaptée.


Existe-t-il des traitements sans chirurgie ?

Oui. Certaines formes superficielles peuvent être traitées par des crèmes spécifiques (imiquimod ou 5-fluorouracile), une photothérapie dynamique ou, dans certains cas, une radiothérapie. Le choix dépend de la taille, de la localisation et du type de carcinome.


L’intervention est-elle douloureuse ?

Non. L’exérèse est réalisée sous anesthésie locale. Seule la piqûre de l’anesthésique peut être ressentie pendant quelques secondes.


Vais-je avoir une cicatrice ?

Toute intervention chirurgicale laisse une cicatrice. Celle-ci est généralement discrète et son aspect s’améliore progressivement au cours des mois suivant l’intervention.


Les fils doivent-ils être retirés ?

Cela dépend de leur nature et de la localisation de l’intervention. Les fils non résorbables sont généralement retirés entre 5 et 15 jours après l’intervention.


Quand obtient-on les résultats de l’analyse ?

Les résultats anatomopathologiques sont habituellement disponibles en quelques jours à quelques semaines selon le laboratoire.


Peut-il récidiver ?

Oui. Une récidive est possible, en particulier lorsque la tumeur était volumineuse ou située dans certaines zones à risque. Un suivi médical est donc recommandé.


Peut-on développer un autre carcinome basocellulaire ?

Oui. Les patients ayant présenté un carcinome basocellulaire ont un risque plus élevé d’en développer un autre. Une surveillance régulière est conseillée.


Comment prévenir un carcinome basocellulaire ?

La meilleure prévention repose sur :

  • une protection solaire quotidienne ;
  • le port d’un chapeau et de vêtements couvrants ;
  • l’utilisation d’une crème solaire SPF 50+ ;
  • l’éviction des cabines de bronzage ;
  • une consultation rapide en cas de nouvelle lésion suspecte.

À quelle fréquence faut-il faire contrôler sa peau ?

La fréquence dépend de votre situation personnelle. Après un carcinome basocellulaire, un suivi régulier est généralement recommandé afin de dépister précocement d’éventuelles nouvelles lésions.


Pourquoi consulter rapidement ?

Un traitement précoce permet souvent :

Image microscopique montrant une surface avec des détails en couleur rougeâtre et des lignes marquées, accompagnée d'une échelle de mesure.
Texte abstrait et coloré sur fond clair, présentant des motifs rouges et des lignes fines.