Kératose séborrhéique : diagnostic, dermoscopie et traitement à Paris 17

La kératose séborrhéique est l’une des lésions cutanées bénignes les plus fréquentes chez l’adulte. Elle apparaît généralement à partir de la quarantaine et devient de plus en plus fréquente avec l’âge.

Souvent appelée, à tort, « verrue de vieillesse », elle n’est ni une verrue, ni une infection, ni un cancer de la peau. Il s’agit d’une prolifération bénigne des cellules superficielles de l’épiderme.

Les kératoses séborrhéiques peuvent être uniques ou multiples. Leur couleur varie du beige au brun foncé, voire au noir, et leur aspect peut parfois inquiéter car elles ressemblent à un mélanome ou à un carcinome basocellulaire pigmenté.

Grâce à l’examen clinique et à la dermoscopie, il est aujourd’hui possible de distinguer avec une grande précision une kératose séborrhéique d’une lésion cancéreuse. Lorsqu’elle devient gênante, inflammatoire, inesthétique ou que le diagnostic est incertain, plusieurs traitements peuvent être proposés.

Le Dr Fabrice Catenacci, médecin généraliste à Paris 17, réalise le diagnostic des kératoses séborrhéiques, leur analyse par dermoscopie ainsi que leur traitement lorsqu’il est indiqué.


Les points essentiels

✔ Lésion cutanée totalement bénigne.

✔ Très fréquente après 40 ans.

✔ Sans lien avec un virus.

✔ Non contagieuse.

✔ Ne se transforme pratiquement jamais en cancer.

✔ Peut être confondue avec un mélanome.

✔ La dermoscopie permet un diagnostic très fiable.

✔ Plusieurs traitements sont possibles lorsqu’elle est gênante.


Qu’est-ce qu’une kératose séborrhéique ?

La kératose séborrhéique est une prolifération bénigne des kératinocytes, les principales cellules de l’épiderme.

Il ne s’agit ni d’une infection, ni d’une lésion précancéreuse.

Elle apparaît progressivement sous la forme d’une petite plaque légèrement surélevée qui augmente lentement de taille au fil des années.

Sa surface devient progressivement rugueuse, verruqueuse ou cireuse.

L’aspect est souvent décrit comme une lésion « collée sur la peau », caractéristique très utile au diagnostic.

La couleur varie considérablement :

  • couleur chair ;
  • beige ;
  • brun clair ;
  • brun foncé ;
  • noir.

Certaines lésions restent millimétriques tandis que d’autres atteignent plusieurs centimètres.


Pourquoi apparaît-elle ?

L’origine exacte des kératoses séborrhéiques reste imparfaitement connue.

Plusieurs facteurs semblent intervenir :

  • vieillissement cutané ;
  • prédisposition génétique ;
  • facteurs hormonaux ;
  • exposition chronique aux rayons ultraviolets pour certaines localisations.

Contrairement aux verrues, elles ne sont pas liées au papillomavirus (HPV).

Elles ne sont donc pas contagieuses.


Qui est concerné ?

Les kératoses séborrhéiques sont très fréquentes.

Elles deviennent progressivement plus nombreuses avec l’âge.

Leur apparition est favorisée par :

  • l’âge supérieur à 40 ans ;
  • des antécédents familiaux ;
  • une peau claire ou foncée (tous les phototypes peuvent être concernés).

Certaines personnes présentent seulement quelques lésions, tandis que d’autres peuvent en développer plusieurs dizaines.


Où apparaissent-elles ?

Image montrant deux types de kératoses séborrhéiques : à gauche, une kératose séborrhéique classique sur le dos ; à droite, une kératose séborrhéique sur le visage.

Les localisations les plus fréquentes sont :

  • le visage ;
  • le cuir chevelu ;
  • le cou ;
  • le thorax ;
  • le dos ;
  • les épaules ;
  • l’abdomen.

Elles sont exceptionnelles sur les paumes des mains et les plantes des pieds.


Les différentes formes cliniques

La kératose séborrhéique peut présenter des aspects très variés.

La forme classique

La plus fréquente.

Plaque brunâtre légèrement en relief.

Surface cireuse.

Aspect « collé ».

La forme pigmentée

Image d'une kératose séborrhéique pigmentée sur la peau.

Très foncée.

Elle peut être confondue avec un mélanome.

La dermoscopie est alors particulièrement utile.

La forme claire

Image d'une kératose séborrhéique claire sur la peau.

Couleur chair ou légèrement jaunâtre.

Souvent observée sur le visage.

La forme pédiculée

La lésion est reliée à la peau par un petit pédicule.

Elle peut être irritée par les vêtements ou les bijoux.

La forme irritée

Image d'une kératose séborrhéique inflammatoire sur la peau, montrant une lésion brunâtre avec des textures irrégulières.

Elle devient :

  • rouge ;
  • inflammatoire ;
  • sensible ;
  • croûteuse.

Cette évolution est bénigne mais nécessite parfois un examen afin d’écarter un cancer cutané.

La dermatose papuleuse noire

Cette variante est particulièrement fréquente chez les personnes à peau foncée.

Elle se manifeste par de multiples petites papules brun foncé ou noires, principalement sur le visage.


Quels sont les symptômes ?

La plupart des kératoses séborrhéiques sont totalement asymptomatiques.

Elles sont découvertes par hasard.

Certaines peuvent néanmoins provoquer :

  • des démangeaisons ;
  • une irritation ;
  • un accrochage répété aux vêtements ;
  • un saignement après un traumatisme ;
  • une gêne esthétique.

Une modification rapide de l’aspect ou un saignement spontané justifient un examen médical.

Comment reconnaître une kératose séborrhéique ?

Le diagnostic repose avant tout sur un examen clinique attentif.

Dans la majorité des cas, la kératose séborrhéique présente un aspect très caractéristique permettant de l’identifier rapidement.

Les principaux éléments recherchés sont :

  • une lésion bien limitée ;
  • une forme ronde ou ovalaire ;
  • une surface rugueuse, verruqueuse ou cireuse ;
  • un aspect « collé » sur la peau ;
  • une couleur uniforme ou légèrement hétérogène ;
  • une évolution très lente sur plusieurs années.

La taille varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres.

Certaines personnes présentent une seule lésion, tandis que d’autres en développent plusieurs dizaines avec l’âge.

Lorsque l’aspect est inhabituel ou que la lésion évolue rapidement, un examen complémentaire est nécessaire afin d’éliminer un cancer cutané.


La dermoscopie

Image montrant des fissures et des crêtes avec un aspect cérébriforme.

La dermoscopie est aujourd’hui l’examen de référence pour confirmer le diagnostic d’une kératose séborrhéique.

À l’aide d’un dermatoscope grossissant et d’un éclairage polarisé, il est possible d’observer des structures invisibles à l’œil nu.

Cet examen améliore considérablement la précision diagnostique et permet d’éviter de nombreuses biopsies inutiles.

Les principaux signes dermoscopiques sont :

  • kystes cornés (milia-like cysts), petits points blanchâtres ou jaunâtres ;
  • orifices pseudo-comédoniens, correspondant à des invaginations kératiniques ;
  • fissures et crêtes donnant un aspect de cerveau (« cerebriforme ») ;
  • aspect en empreinte digitale (fingerprint pattern), surtout dans les lésions planes ;
  • ouvertures folliculaires dilatées ;
  • vaisseaux fins en boucle, parfois visibles dans les formes inflammatoires ;
  • absence de réseau pigmentaire atypique, ce qui aide à éliminer un mélanome.

La présence de plusieurs de ces critères permet souvent de poser le diagnostic avec une grande fiabilité.

Image montrant des kystes cornés semblables à des milia, avec une texture beige et une surface irrégulière.
Image montrant des orifices pseudo-comédoniens sur une peau, avec un fond beige et des structures circulaires.

Quels sont les diagnostics différentiels ?

Certaines lésions peuvent ressembler à une kératose séborrhéique.

L’examen clinique et la dermoscopie permettent généralement de les distinguer.

Le mélanome

Certaines kératoses séborrhéiques très pigmentées peuvent évoquer un mélanome.

Le mélanome présente cependant souvent :

  • une asymétrie ;
  • plusieurs couleurs ;
  • un réseau pigmentaire atypique ;
  • un voile bleu-blanc ;
  • des pseudopodes.

En cas de doute, une exérèse avec analyse anatomopathologique est réalisée.

Le carcinome basocellulaire pigmenté

Le carcinome basocellulaire pigmenté peut également ressembler à une kératose séborrhéique.

La dermoscopie retrouve généralement :

  • des télangiectasies arborisantes ;
  • des nodules bleu-gris ;
  • des structures en feuille d’érable ;
  • des ulcérations.

Ces signes sont absents dans la plupart des kératoses séborrhéiques.

Le nævus pigmenté

Certains grains de beauté foncés sont parfois difficiles à distinguer d’une kératose séborrhéique.

La dermoscopie permet d’analyser :

  • le réseau pigmentaire ;
  • les globules ;
  • la symétrie ;
  • l’organisation des structures.

La verrue vulgaire

Les verrues sont dues au papillomavirus (HPV).

Elles présentent souvent :

  • une surface très irrégulière ;
  • des points noirs correspondant à des capillaires thrombosés ;
  • une localisation préférentielle sur les mains et les pieds.

À la différence des kératoses séborrhéiques, elles sont contagieuses.

La kératose actinique

La kératose actinique est une lésion précancéreuse.

Elle apparaît surtout sur les zones exposées au soleil.

Sa surface est plus rugueuse et moins « collée ».

La dermoscopie montre souvent :

  • un pseudo-réseau érythémateux ;
  • des follicules kératosiques ;
  • des squames adhérentes.

La maladie de Bowen

La maladie de Bowen (carcinome épidermoïde in situ) peut parfois ressembler à une kératose séborrhéique inflammatoire.

La dermoscopie retrouve plus volontiers :

  • des vaisseaux glomérulaires ;
  • des squames diffuses ;
  • une coloration rouge homogène.

Le diagnostic est confirmé par une biopsie lorsqu’un doute persiste.


Une biopsie est-elle nécessaire ?

Dans la majorité des cas, aucune biopsie n’est nécessaire.

Lorsque l’aspect clinique et dermoscopique est typique, le diagnostic est posé directement lors de la consultation.

En revanche, une biopsie ou une exérèse est indiquée lorsque :

  • le diagnostic est incertain ;
  • la lésion présente une croissance rapide ;
  • elle est très pigmentée ;
  • elle saigne spontanément ;
  • elle est ulcérée ;
  • elle présente des critères évocateurs d’un mélanome ou d’un carcinome.

L’analyse anatomopathologique permet alors de confirmer définitivement le diagnostic.


Quand faut-il traiter une kératose séborrhéique ?

Toutes les kératoses séborrhéiques ne nécessitent pas un traitement.

Une intervention peut être proposée lorsque la lésion :

  • est régulièrement irritée par les vêtements ou les bijoux ;
  • saigne de façon répétée ;
  • provoque des démangeaisons importantes ;
  • est inesthétique ou source de gêne psychologique ;
  • est située dans une zone de rasage ;
  • présente un doute diagnostique.

Le choix du traitement dépend de la taille, de la localisation, du nombre de lésions et du résultat esthétique recherché.

Quels traitements sont proposés ?

La kératose séborrhéique est une lésion bénigne.

En l’absence de gêne ou de doute diagnostique, aucun traitement n’est nécessaire.

Une intervention peut néanmoins être proposée :

  • pour des raisons esthétiques ;
  • en cas de frottements répétés ;
  • lorsqu’elle saigne régulièrement ;
  • lorsqu’elle démange ;
  • lorsqu’elle s’inflamme ;
  • lorsqu’un doute diagnostique persiste malgré la dermoscopie.

Le choix du traitement dépend de la taille de la lésion, de sa localisation, de son épaisseur et du résultat esthétique recherché.


La cryothérapie

La cryothérapie consiste à détruire la lésion par le froid grâce à de l’azote liquide à -196 °C.

Elle est particulièrement adaptée :

  • aux petites kératoses séborrhéiques ;
  • aux lésions peu épaisses ;
  • aux lésions du tronc et des membres.

L’application dure quelques secondes.

Après le traitement :

  • une rougeur apparaît ;
  • une petite cloque peut se former ;
  • une croûte apparaît ensuite ;
  • la cicatrisation est obtenue en une à trois semaines.

Plusieurs séances peuvent être nécessaires pour les lésions épaisses.


Le curetage

Le curetage est l’un des traitements les plus utilisés.

Après une anesthésie locale si nécessaire, la kératose est retirée à l’aide d’une curette dermatologique.

Cette technique permet :

  • un traitement rapide ;
  • un excellent résultat esthétique ;
  • une cicatrisation rapide.

Elle est particulièrement adaptée aux lésions épaisses.


L’électrocoagulation

L’électrocoagulation utilise un courant électrique permettant de détruire les cellules de la kératose.

Elle est souvent associée au curetage.

Ses avantages sont :

  • très bon contrôle du saignement ;
  • geste rapide ;
  • faible risque de récidive.

Une petite croûte apparaît ensuite pendant quelques jours.


Le laser CO₂

Le laser CO₂ vaporise progressivement la lésion.

Cette technique est particulièrement intéressante :

  • pour les lésions du visage ;
  • pour les lésions multiples ;
  • lorsque le résultat esthétique est primordial.

La cicatrisation est généralement rapide.

Comme tout traitement, elle peut entraîner une modification transitoire de la pigmentation de la peau.


L’exérèse chirurgicale

L’exérèse est rarement nécessaire.

Elle est réservée :

  • aux lésions très volumineuses ;
  • aux lésions dont le diagnostic reste incertain ;
  • aux lésions évoquant un mélanome ou un carcinome.

La lésion est retirée sous anesthésie locale.

Elle est ensuite envoyée au laboratoire afin d’être analysée.

Cette analyse permet de confirmer définitivement son caractère bénin.


Quel traitement choisir ?

Le choix dépend principalement :

  • de la taille ;
  • de l’épaisseur ;
  • du nombre de lésions ;
  • de leur localisation ;
  • du résultat esthétique souhaité ;
  • des antécédents du patient.

Lors de la consultation, les avantages et les limites de chaque technique sont expliqués afin de choisir la solution la plus adaptée.


Quel est le pronostic ?

Le pronostic est excellent.

La kératose séborrhéique est une lésion totalement bénigne.

Elle n’évolue pratiquement jamais vers un cancer de la peau.

Après son traitement, la guérison est obtenue dans la très grande majorité des cas.

Il est toutefois possible que de nouvelles kératoses apparaissent avec le temps sur d’autres zones de la peau. Il ne s’agit pas d’une récidive, mais de l’évolution naturelle liée à l’âge.


Peut-elle revenir ?

Lorsqu’une kératose est complètement retirée, elle réapparaît rarement au même endroit.

En revanche, de nouvelles lésions peuvent se développer progressivement au fil des années.

Certaines personnes en présentent seulement quelques-unes, tandis que d’autres en développent plusieurs dizaines.


Peut-elle devenir un cancer ?

Non.

La kératose séborrhéique est une tumeur bénigne.

Elle ne se transforme pratiquement jamais en mélanome ni en carcinome cutané.

En revanche, certaines lésions cancéreuses peuvent lui ressembler.

C’est pourquoi toute lésion qui change rapidement d’aspect, saigne spontanément ou présente un doute diagnostique doit être examinée.


Comment prévenir les kératoses séborrhéiques ?

Il n’existe pas de prévention spécifique.

Leur apparition est principalement liée :

  • au vieillissement cutané ;
  • à la prédisposition génétique.

Une protection solaire régulière est néanmoins recommandée afin de limiter le vieillissement de la peau et de diminuer le risque d’autres lésions liées au soleil, notamment les kératoses actiniques et les cancers cutanés.


Pourquoi choisir le Dr Fabrice Catenacci ?

Je pratique aujourd’hui une médecine générale avec une activité particulièrement orientée vers la dermatologie clinique, la dermoscopie et la petite chirurgie cutanée.

Au cabinet, je réalise :

  • le diagnostic des lésions pigmentées et non pigmentées ;
  • la dermoscopie des kératoses séborrhéiques ;
  • les biopsies cutanées lorsque cela est indiqué ;
  • le traitement de nombreuses lésions bénignes par différentes techniques ;
  • l’exérèse des lésions suspectes sous anesthésie locale.

Mon objectif est de proposer une prise en charge rapide, conforme aux recommandations actuelles, tout en privilégiant le meilleur résultat esthétique possible.


Quand consulter ?

Une consultation est recommandée si vous présentez :

  • une nouvelle lésion brunâtre apparaissant à l’âge adulte ;
  • une lésion qui augmente rapidement de taille ;
  • une kératose qui saigne spontanément ;
  • une lésion qui démange de façon importante ;
  • une irritation répétée par les vêtements ;
  • une lésion dont l’aspect devient inhabituel ;
  • un doute entre une kératose séborrhéique et un mélanome.

L’examen clinique associé à la dermoscopie permet généralement de poser rapidement le diagnostic et de décider si un traitement est nécessaire.

Questions fréquentes (FAQ)

Qu’est-ce qu’une kératose séborrhéique ?

La kératose séborrhéique est une tumeur bénigne de la peau développée à partir des kératinocytes. Très fréquente après 40 ans, elle ne correspond ni à une infection, ni à un cancer cutané.


Est-ce une verrue ?

Non. Malgré son surnom de « verrue de vieillesse », la kératose séborrhéique n’est pas une verrue et n’est pas causée par le papillomavirus (HPV).


Est-ce contagieux ?

Non. Contrairement aux verrues, elle ne se transmet pas d’une personne à une autre.


Peut-elle devenir un cancer ?

Non. La kératose séborrhéique est une lésion bénigne qui ne se transforme pratiquement jamais en cancer de la peau.


Pourquoi apparaît-elle ?

Son apparition est liée principalement au vieillissement cutané et à une prédisposition génétique. Le rôle exact du soleil reste discuté mais l’exposition chronique aux UV pourrait favoriser certaines localisations.


À quel âge apparaît-elle ?

Elle est rare avant 30 ans. Sa fréquence augmente progressivement après 40 ans et devient très importante chez les personnes âgées.


Où apparaît-elle le plus souvent ?

Elle siège principalement sur :

  • le visage ;
  • le cuir chevelu ;
  • le cou ;
  • le thorax ;
  • le dos ;
  • l’abdomen.

Elle est exceptionnelle sur les paumes des mains et les plantes des pieds.


Est-elle douloureuse ?

Non. Dans la majorité des cas, elle est totalement indolore.


Peut-elle démanger ?

Oui. Certaines kératoses séborrhéiques provoquent des démangeaisons ou deviennent irritées sous l’effet des frottements.


Pourquoi saigne-t-elle parfois ?

Le saignement est généralement dû à un traumatisme (rasage, vêtements, grattage). En revanche, un saignement spontané ou répété doit conduire à une consultation.


Peut-elle grossir ?

Oui. Elle augmente généralement très lentement de taille au fil des années.


Peut-elle devenir noire ?

Oui. Certaines kératoses séborrhéiques deviennent très foncées, ce qui peut les faire confondre avec un mélanome.


Comment reconnaître une kératose séborrhéique ?

Elle présente souvent un aspect :

  • bien limité ;
  • légèrement surélevé ;
  • cireux ;
  • rugueux ;
  • « collé » sur la peau.

La dermoscopie permet de confirmer le diagnostic.


Comment la différencier d’un mélanome ?

Le mélanome présente généralement des critères d’asymétrie, des couleurs multiples et des structures dermoscopiques différentes. En cas de doute, une biopsie ou une exérèse est réalisée.


La dermoscopie est-elle utile ?

Oui. Elle permet d’améliorer considérablement la précision du diagnostic et d’éviter de nombreuses interventions inutiles.


Une biopsie est-elle toujours nécessaire ?

Non. Lorsque la lésion présente un aspect clinique et dermoscopique typique, une biopsie n’est généralement pas utile.


Quand faut-il retirer une kératose séborrhéique ?

Le traitement est proposé lorsqu’elle :

  • gêne esthétiquement ;
  • est régulièrement traumatisée ;
  • saigne ;
  • démange ;
  • ou lorsque le diagnostic est incertain.

La cryothérapie est-elle efficace ?

Oui. La cryothérapie est particulièrement adaptée aux petites lésions peu épaisses.


Le traitement est-il douloureux ?

Les traitements sont généralement bien tolérés. Selon la technique utilisée, une anesthésie locale peut être proposée.


Vais-je avoir une cicatrice ?

Le risque de cicatrice est faible. Il dépend principalement de la taille de la lésion, de sa localisation et de la technique utilisée.


Peut-elle revenir ?

Une kératose complètement retirée récidive rarement au même endroit. En revanche, de nouvelles lésions peuvent apparaître avec le temps.


Peut-on en avoir plusieurs ?

Oui. Certaines personnes présentent plusieurs dizaines de kératoses séborrhéiques.


Existe-t-il une crème efficace ?

Il n’existe actuellement aucun traitement local permettant de faire disparaître durablement une kératose séborrhéique.


Le soleil favorise-t-il leur apparition ?

Le rôle du soleil n’est pas complètement établi, mais une exposition chronique pourrait favoriser certaines localisations. Une protection solaire reste recommandée pour prévenir le vieillissement cutané et les cancers de la peau.


Peut-on les prévenir ?

Il n’existe pas de prévention spécifique. Une bonne protection solaire contribue néanmoins à préserver la qualité de la peau.


Les enfants peuvent-ils en avoir ?

C’est exceptionnel. Les kératoses séborrhéiques concernent principalement les adultes.


Les femmes enceintes peuvent-elles en développer ?

Oui. Les modifications hormonales peuvent parfois favoriser leur apparition ou leur croissance.


Quand faut-il consulter rapidement ?

Il est conseillé de consulter si une lésion :

  • change rapidement d’aspect ;
  • saigne spontanément ;
  • devient douloureuse ;
  • présente plusieurs couleurs ;
  • ou ressemble à un mélanome.

Peut-on vivre normalement avec une kératose séborrhéique ?

Oui. La plupart ne nécessitent aucun traitement et n’ont aucune conséquence sur la santé.


Pourquoi faire analyser une lésion retirée ?

Lorsque le diagnostic n’est pas totalement certain, l’analyse anatomopathologique permet de confirmer définitivement qu’il s’agit bien d’une lésion bénigne.