Molluscum contagiosum
Diagnostic, traitement et cryothérapie à Paris 17
Le molluscum contagiosum est une infection virale bénigne de la peau, fréquente chez les enfants mais pouvant également toucher les adolescents et les adultes. Il se manifeste par de petites papules arrondies, fermes et brillantes, souvent regroupées, qui peuvent persister plusieurs mois si elles ne sont pas traitées.
Le Dr Fabrice Catenacci, médecin généraliste à Paris 17, réalise le diagnostic, la dermoscopie lorsque nécessaire et le traitement par cryothérapie des molluscums chez l’enfant et l’adulte.
Les points essentiels
✔ Infection virale bénigne
✔ Très fréquente chez l’enfant
✔ Contagieuse par contact direct
✔ Diagnostic clinique
✔ Traitement possible par cryothérapie
✔ Conseils pour éviter la transmission

Qu’est-ce qu’un molluscum contagiosum ?
Le molluscum contagiosum est une infection provoquée par un poxvirus, différent du papillomavirus (HPV). Les lésions sont bénignes mais très contagieuses. Elles prennent la forme de petites papules rondes de 2 à 5 mm, de couleur chair ou rosée, avec une ombilication centrale caractéristique.

Qui est concerné ?
Le molluscum touche principalement :
- les enfants de 2 à 10 ans ;
- les personnes atteintes de dermatite atopique (eczéma) ;
- les adultes sexuellement actifs lorsque les lésions sont situées sur la région génitale ;
- les personnes immunodéprimées.

Qui est concerné ?
Le molluscum touche principalement :
- les enfants de 2 à 10 ans ;
- les personnes atteintes de dermatite atopique (eczéma) ;
- les adultes sexuellement actifs lorsque les lésions sont situées sur la région génitale ;
- les personnes immunodéprimées.
Comment se transmet-il ?
La transmission se fait :
- par contact direct avec la peau ;
- par auto-inoculation (grattage des lésions) ;
- par le partage de serviettes, gants ou rasoirs ;
- plus rarement par des surfaces humides (piscines, vestiaires), même si le risque est probablement surestimé.
Quels sont les symptômes ?
La plupart des molluscums sont indolores.
Ils peuvent provoquer :
- une gêne esthétique ;
- des démangeaisons ;
- une irritation, surtout en cas d’eczéma associé ;
- une inflammation avant leur disparition spontanée.
La dermoscopie

La dermoscopie permet de confirmer le diagnostic en montrant :
- une ombilication centrale ;
- des structures blanchâtres ou jaunâtres ;
- des vaisseaux périphériques en « couronne » (crown vessels), qui ne traversent pas le centre de la lésion.
Elle est particulièrement utile lorsque le diagnostic est incertain ou pour distinguer un molluscum d’autres lésions cutanées.

Diagnostic différentiel
Le molluscum peut être confondu avec :
| Lésion | Élément distinctif |
|---|---|
| Verrue vulgaire | Surface rugueuse |
| Condylome | Aspect papillomateux, localisation génitale |
| Syringome | Petites papules autour des paupières |
| Milia | Kyste blanc sans ombilication |
| Kératose séborrhéique | Aspect cireux |
| Carcinome basocellulaire | Télangiectasies, ulcération |
Quel traitement ?
Le traitement dépend :
- de l’âge du patient ;
- du nombre de lésions ;
- de leur localisation ;
- de leur ancienneté ;
- de la gêne ressentie.
Selon les cas, plusieurs options sont possibles :
- surveillance simple ;
- curetage ;
- cryothérapie ;
- traitements topiques adaptés dans certaines situations.
La cryothérapie
La cryothérapie consiste à appliquer de l’azote liquide à −196 °C sur chaque molluscum afin de détruire les cellules infectées.
Les avantages :
- traitement rapide en consultation ;
- bonne efficacité sur les lésions peu nombreuses ;
- peu de cicatrices si les soins sont adaptés.
Une ou plusieurs séances peuvent être nécessaires.
Évolution après traitement
- une rougeur ;
- un léger gonflement ;
- une petite cloque ;
- une croûte ;
- une cicatrisation progressive en deux à quatre semaines.
Une légère modification temporaire de la pigmentation peut parfois persister.
Complications
Les complications sont rares.
Les principales sont :
- surinfection bactérienne ;
- eczéma autour des lésions ;
- récidive ou apparition de nouvelles lésions par auto-inoculation ;
- cicatrice exceptionnelle après un traitement trop agressif.
Conseils pour éviter la transmission
éviter de gratter les lésions ;se laver les mains après les soins ;ne pas partager les serviettes ou les rasoirs ;couvrir les lésions lors des activités sportives de contact si possible ;consulter en cas de multiplication rapide des papules.
Quand consulter ?
Une consultation est recommandée :
- si le diagnostic est incertain ;
- si les lésions sont nombreuses ou persistent plusieurs mois ;
- en cas de localisation génitale ;
- chez les personnes immunodéprimées ;
- si les lésions deviennent douloureuses, très inflammatoires ou semblent infectées.
FAQ
1. Qu’est-ce qu’un molluscum contagiosum ?
Le molluscum contagiosum est une infection cutanée bénigne causée par un virus appartenant à la famille des Poxvirus. Il se manifeste par de petites papules rondes, lisses, de couleur chair ou rosée, présentant souvent une petite dépression centrale appelée ombilication. Cette maladie est fréquente chez les enfants mais peut également toucher les adolescents et les adultes. Bien qu’il soit généralement sans gravité, le molluscum est contagieux et peut se propager à d’autres parties du corps ou à d’autres personnes.
2. Est-ce une verrue ?
Non. Même si son aspect peut rappeler une verrue, le molluscum contagiosum est une affection différente. Les verrues sont causées par le papillomavirus humain (HPV), alors que le molluscum est provoqué par un Poxvirus. Les traitements peuvent également différer selon le diagnostic.
3. Comment reconnaître un molluscum ?
Les molluscums sont de petites papules rondes, fermes, brillantes, mesurant généralement entre 2 et 5 mm. Leur caractéristique la plus typique est une ombilication centrale, c’est-à-dire une petite dépression au milieu de la lésion. Ils sont souvent regroupés sur une même zone du corps.
4. Où apparaissent les molluscums ?
Chez l’enfant, ils siègent principalement sur le tronc, les bras, les jambes, le visage ou les plis cutanés. Chez l’adulte, ils peuvent apparaître dans la région génitale, le bas-ventre, les cuisses ou le périnée. La localisation dépend souvent du mode de contamination.
5. Comment attrape-t-on un molluscum ?
La transmission se fait principalement par contact direct avec la peau d’une personne infectée. Le virus peut également se propager par auto-inoculation lorsque l’on gratte les lésions, ou plus rarement par le partage de serviettes, de rasoirs ou d’autres objets personnels.
6. Est-ce une maladie sexuellement transmissible ?
Chez les adultes présentant des lésions au niveau des organes génitaux, le molluscum peut être transmis lors des rapports sexuels et être considéré comme une infection sexuellement transmissible. Chez l’enfant, la contamination est généralement liée aux contacts de la vie quotidienne et n’a pas de caractère sexuel.
7. Mon enfant peut-il aller à l’école ?
Oui. Le molluscum contagiosum ne justifie pas une éviction scolaire. Les enfants peuvent continuer à fréquenter l’école ou la crèche. Il est simplement conseillé d’éviter le partage des serviettes et d’encourager une bonne hygiène des mains.
8. Peut-il aller à la piscine ?
Oui. Les recommandations actuelles n’interdisent pas la piscine. Il est toutefois préférable de couvrir les lésions lorsqu’elles sont nombreuses et d’éviter le partage des serviettes afin de limiter les risques de transmission.
9. Les molluscums disparaissent-ils tout seuls ?
Oui. Dans la majorité des cas, le système immunitaire élimine progressivement le virus. Les lésions disparaissent spontanément, mais cela peut prendre plusieurs mois, voire plus d’un an. Pendant cette période, de nouvelles lésions peuvent apparaître.
10. Pourquoi les traiter s’ils disparaissent spontanément ?
Le traitement peut être proposé lorsque les lésions sont nombreuses, gênantes, très visibles, responsables d’eczéma, situées sur les organes génitaux ou lorsqu’elles persistent depuis longtemps. Il permet également de limiter la transmission à d’autres personnes.
11. La cryothérapie est-elle efficace ?
Oui. La cryothérapie à l’azote liquide est un traitement reconnu qui détruit les cellules infectées par le virus. Elle est particulièrement efficace lorsque les lésions sont peu nombreuses. Plusieurs séances peuvent parfois être nécessaires.
12. La cryothérapie est-elle douloureuse ?
L’application de l’azote liquide provoque une sensation de froid intense puis de brûlure pendant quelques secondes. Cette douleur est généralement bien supportée et disparaît rapidement après la séance.
13. Combien de séances faut-il ?
Le nombre de séances dépend du nombre de molluscums, de leur taille et de leur localisation. Une à trois séances suffisent souvent, mais davantage peuvent être nécessaires si les lésions sont nombreuses.
14. Peut-on arracher un molluscum ?
Il est déconseillé de percer ou d’arracher un molluscum soi-même. Cela augmente le risque de saignement, d’infection, de cicatrice et surtout de dissémination du virus sur d’autres zones de la peau.
15. Le molluscum peut-il laisser une cicatrice ?
Le molluscum lui-même laisse rarement une cicatrice. En revanche, le grattage, une surinfection ou un traitement inadapté peuvent entraîner des marques persistantes. Les traitements réalisés dans de bonnes conditions limitent ce risque.
16. Pourquoi y a-t-il de l’eczéma autour des molluscums ?
Le virus peut provoquer une réaction inflammatoire de la peau, appelée eczéma péri-molluscum. Cette réaction est fréquente, notamment chez les enfants atteints de dermatite atopique. Elle ne signifie pas que le molluscum est infecté.
17. Le molluscum est-il dangereux ?
Non. Il s’agit d’une affection bénigne qui n’évolue pas vers un cancer et n’entraîne généralement pas de complications graves chez les personnes en bonne santé.
18. Les antibiotiques sont-ils utiles ?
Non. Les antibiotiques n’agissent que contre les bactéries. Le molluscum étant une infection virale, ils ne sont indiqués qu’en cas de surinfection bactérienne secondaire.
19. Existe-t-il un vaccin ?
À ce jour, il n’existe pas de vaccin contre le molluscum contagiosum.
20. Les adultes peuvent-ils avoir un molluscum ?
Oui. Les adultes peuvent développer un molluscum, en particulier au niveau des organes génitaux. Les personnes immunodéprimées présentent également un risque plus élevé de développer des lésions nombreuses ou persistantes.
21. Peut-on être contaminé plusieurs fois ?
Oui. Une infection antérieure ne protège pas totalement contre une nouvelle contamination. Il est donc possible de contracter de nouveau un molluscum après guérison.
22. Quand faut-il consulter rapidement ?
Il est recommandé de consulter si les lésions deviennent douloureuses, très rouges, suppurent, augmentent rapidement en nombre, persistent longtemps ou apparaissent chez une personne immunodéprimée.
23. La dermoscopie est-elle utile ?
Oui. La dermoscopie permet d’observer des signes caractéristiques du molluscum, notamment l’ombilication centrale et les vaisseaux périphériques en couronne. Cet examen améliore la précision du diagnostic lorsque la présentation est inhabituelle.
24. Comment éviter de contaminer sa famille ?
Il est conseillé d’éviter le partage des serviettes, des gants de toilette et des rasoirs, de ne pas gratter les lésions, de se laver régulièrement les mains et de couvrir les papules lorsqu’elles sont exposées à des frottements ou à des sports de contact.
25. Quand le traitement est-il recommandé ?
Le traitement est proposé lorsque les lésions sont nombreuses, persistent depuis plusieurs mois, sont situées sur le visage ou la région génitale, entraînent une gêne importante, favorisent un eczéma ou lorsqu’elles se multiplient rapidement. Après un examen clinique, votre médecin déterminera avec vous la stratégie la plus adaptée : surveillance, cryothérapie ou autre traitement selon votre situation.